Un soixantaine d’universités «mobilisées» contre la loi Précresse

 

La fronde contre la loi Pécresse dans les facs monte en puissance. Une soixantaine d’universités sur 84 sont «mobilisées» et 36 «bloquées ou fermées» mercredi – contre 16 mardi et 13 lundien protestation contre la loi sur l’autonomie des universités, selon un décompte de l’Unef, principal syndicat étudiant.

Manifestations dans onze villes
Des manifestations étaient prévues dans la journée dans onze villes : Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Rouen, Montpellier, Saint-Etienne, Rennes, Grenoble, Lille et Aix-en-Provence.
En plusieurs endroits, comme à Toulouse, les étudiants ont manifesté ou prévoyaient de défiler aux côtés de salariés en grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Un millier d’étudiants de Montpellier-II (Sciences) réunis en assemblée générale ont voté pour le blocage de leur université. Selon l’Unef, des assemblées générales étaient également annoncées ou en cours à Albi, Bordeaux, Nancy, Orléans et Toulouse.

Pécresse rencontre les étudiants jeudi
Face à ce conflit qui a tendance à s’amplifier, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé dans un communiqué qu’elle recevra jeudi les cinq organisations étudiantes représentatives et la Conférence des présidents d’universités.
Dans un texte publié par «Le Monde», sept d’entre eux, à Paris, ont demandé mercredi aux étudiants de ne pas empêcher, par le blocage des universités, «toute évolution de notre système d’enseignement supérieur», ce qui constituerait «une régression dramatique».
Les assemblées générales de ces derniers jours dans les universités ont souvent donné lieu à des débats houleux entre étudiants pour et contre le blocus des sites.
Le personnel de Rennes 2 est «déterminé» à «se mobiliser»
pour rouvrir jeudi matin l’université bloquée depuis le 6 novembre malgré un vote à bulletins secrets contre ce blocage lundi, a annoncé mercredi son président.

Interventions des forces de l’ordre
Les forces de l’ordre sont intervenues en plusieurs endroits pour dégager les accès. Ce fut le cas mardi à La Sorbonne, Tolbiac, Nantes, Nanterre. Dans cette dernière université, le calme régnait mercredi matin, avec une levée du blocage en raison de la grève dans les transports qui a rendu difficile la venue sur le campus.

«Le gouvernement choisit la manière forte pour tenter de casser le mouvement», déplore dans un communiqué l’Union syndicale Solidaire.

Fillon estime les revendications «pas fondées»
François Fillon avait jugé mardi soir «pas fondées» les revendications des étudiants en grève, soulignant que la loi d’autonomie des universités ne comprend pas les éléments dénoncés par les grévistes. Affirmer que la loi sur l’autonomie des universités adoptée cet été «conduirait à la privatisation, à la sélection ou à l’augmentation des droits d’inscription» est «faux», a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : «Il n’y a pas le début du commencement d’une vérité dans cette affirmation».

20 minutes / Vincent Baillais ¦ Quelques 800 étudiants réunis le 9 mai 2007 en assemblée générale ont voté la grève et le blocage de l’université Tolbiac Paris I Panthéon-Sorbonne.

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C. F. de 20minutes.fr

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