Non à la dictature des glandeurs!

Non à la dictature des glandeurs!

Nos efforts portent leurs fruits et malgré la très grande place accordée par les médias aux soit disant étudiants qui bafouent notre liberté d’étudier, quelques uns suivent notre action. Voici un article intéressant qui montrent que les étudiants sont massivement hostiles aux blocages par quelques excités d’extrême gauche aux méthodes antidémocratiques

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

RÉUNION au sommet ce week-end à Rennes. Venus de partout en France, des représentants des collectifs et des organisations étudiantes impliqués contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités se retrouvent aujourd’hui au sein d’une coordination nationale étudiante pour organiser les suites de la contestation.

Les étudiants mo­bilisés espèrent profiter de l’agitation sociale à venir cette semaine, pour amplifier le mouvement qui continue à s’étendre, puisque hier 13 sites étaient bloqués et qu’une cinquantaine d’assemblées générales sont prévues dans les facs à partir de lundi, selon les syndicats. Leurs projets pourraient être contrariés par les opposants aux blocages des locaux. Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a condamné hier les grèves, appelant une nouvelle fois « au dialogue », plusieurs présidents d’université ont exhorté les étudiants à « lever les blocages ». Les étudiants antibloqueurs, eux aussi, se mobilisent. L’UNI, syndicat classé à droite, et l’association PDE (Promotion et défense des étudiants) se sont tous deux une nouvelle fois opposés au blocage.

Dans une dizaine de facs au moins, une résistance aux barrages s’organise. Rodés par les précédentes mobilisations étudiantes, au premier rang desquelles les grèves contre le CPE, les opposants au blocage ont eux aussi fini par acquérir une expérience des conflits. Et se sont mobilisés presque aussi rapidement que les bloqueurs eux-mêmes. « Les étudiants de troisième ou quatrième année ont déjà connu des blocages, ils savent que ce n’est pas anodin et qu’il faut réagir . Ils commencent à comprendre comment s’organiser , précise Olivier Vial, président de l’UNI. Ils ont pris l’initiative d’aider les plus jeunes à s’opposer. » Les antiblocages écrivent aux présidents d’universités, saisissent les tribunaux administratifs, participent aux AG pour voter contre la grève. Ils tentent de répondre à des méthodes qu’ils ont de plus en plus de mal à supporter.

« Les partisans de la grève changent l’horaire des AG ou les font volontairement traîner des heures pour que les opposants se lassent et ne restent pas ­jusqu’au vote , se plaint Timothé, étu­diant en première année de bi-licence histoire/science politique à Tolbiac. Pour éviter de perdre notre temps, l’un d’entre nous reste et prévient les autres au moment du vote. » Étudiant en deuxième année de LEA à Rennes II, Pierre a organisé avec quelques camarades une réunion dès le lendemain du premier vote de grève : « On a prévenu tout le monde et on s’est réuni à 500 pour tenter d’empêcher le barrage des portes. » À force d’obstination, ils ont réussi à convaincre les étudiants d’organiser un vote à bulletin secret. « Sinon, les décomptes des mains levées c’est le grand n’importe quoi » , déplore Pierre.

« La dictature des glandeurs »

Récemment constitués sur le site Internet très en vogue Facebook, plusieurs groupes d’étudiants se tiennent aussi au courant des évolutions du mouvement et réfléchissent ensemble à la marche à suivre. Ils étaient hier plus de 700 inscrits à se concerter pour s’organiser contre les blocages sur un site principal.

Sans compter des « sous-groupes » de centaines d’autres étudiants répartis université par université qui se donnent des conseils et déversent aussi leur fiel comme Olivier Alzonda, étudiant à Nan­terre : « Il y en a marre d’être pris en otage. Quand ça n’est pas une grève des transports, c’est un groupuscule d’étudiants qui exagèrent tout et paralysent les autres. C’est la dictature des glandeurs et des peureux. » Au-delà de la loi, les antiblocages sont surtout soucieux d’empêcher l’arrêt des cours que les barrages entraînent. « Plus que le fond, c’est la forme qui me dérange », explique Timothé.

Entre les deux camps, les rapports sont parfois tendus. « Ils s’agressent verbalement et sont prêts à en venir aux mains » , constate Pierre. Selon l’UNI, des violences physiques entre blogueurs et antiblogueurs auraient aussi éclaté dans quelques universités.

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