Un soixantaine d’universités «mobilisées» contre la loi Précresse

November 15, 2007

 

La fronde contre la loi Pécresse dans les facs monte en puissance. Une soixantaine d’universités sur 84 sont «mobilisées» et 36 «bloquées ou fermées» mercredi – contre 16 mardi et 13 lundien protestation contre la loi sur l’autonomie des universités, selon un décompte de l’Unef, principal syndicat étudiant.

Manifestations dans onze villes
Des manifestations étaient prévues dans la journée dans onze villes : Paris, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Rouen, Montpellier, Saint-Etienne, Rennes, Grenoble, Lille et Aix-en-Provence.
En plusieurs endroits, comme à Toulouse, les étudiants ont manifesté ou prévoyaient de défiler aux côtés de salariés en grève contre la réforme des régimes spéciaux de retraite.
Un millier d’étudiants de Montpellier-II (Sciences) réunis en assemblée générale ont voté pour le blocage de leur université. Selon l’Unef, des assemblées générales étaient également annoncées ou en cours à Albi, Bordeaux, Nancy, Orléans et Toulouse.

Pécresse rencontre les étudiants jeudi
Face à ce conflit qui a tendance à s’amplifier, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé dans un communiqué qu’elle recevra jeudi les cinq organisations étudiantes représentatives et la Conférence des présidents d’universités.
Dans un texte publié par «Le Monde», sept d’entre eux, à Paris, ont demandé mercredi aux étudiants de ne pas empêcher, par le blocage des universités, «toute évolution de notre système d’enseignement supérieur», ce qui constituerait «une régression dramatique».
Les assemblées générales de ces derniers jours dans les universités ont souvent donné lieu à des débats houleux entre étudiants pour et contre le blocus des sites.
Le personnel de Rennes 2 est «déterminé» à «se mobiliser»
pour rouvrir jeudi matin l’université bloquée depuis le 6 novembre malgré un vote à bulletins secrets contre ce blocage lundi, a annoncé mercredi son président.

Interventions des forces de l’ordre
Les forces de l’ordre sont intervenues en plusieurs endroits pour dégager les accès. Ce fut le cas mardi à La Sorbonne, Tolbiac, Nantes, Nanterre. Dans cette dernière université, le calme régnait mercredi matin, avec une levée du blocage en raison de la grève dans les transports qui a rendu difficile la venue sur le campus.

«Le gouvernement choisit la manière forte pour tenter de casser le mouvement», déplore dans un communiqué l’Union syndicale Solidaire.

Fillon estime les revendications «pas fondées»
François Fillon avait jugé mardi soir «pas fondées» les revendications des étudiants en grève, soulignant que la loi d’autonomie des universités ne comprend pas les éléments dénoncés par les grévistes. Affirmer que la loi sur l’autonomie des universités adoptée cet été «conduirait à la privatisation, à la sélection ou à l’augmentation des droits d’inscription» est «faux», a-t-il poursuivi, avant d’ajouter : «Il n’y a pas le début du commencement d’une vérité dans cette affirmation».

20 minutes / Vincent Baillais ¦ Quelques 800 étudiants réunis le 9 mai 2007 en assemblée générale ont voté la grève et le blocage de l’université Tolbiac Paris I Panthéon-Sorbonne.

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C. F. de 20minutes.fr


Universités: le principal syndicat d’enseignants appelle à la grève à partir du 16 novembre

November 15, 2007

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(image: http://syndicalisme.files.wordpress.com)

Le SNESUP, premier syndicat des enseignants du supérieur, appelle à des actions et à des grèves dans les universités à partir de vendredi, jour du débat sur le budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à l’Assemblée nationale.

“Au moment où la mobilisation grandit avec des prises de conscience et des interventions des étudiants, la volonté du gouvernement de jouer à la fois de la provocation policière et de l’éclatement du front solidaire des opposants à la loi LRU est inadmissible”, déclare le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) dans un communiqué diffusé mercredi.

“Les questions en débat, qui, pour le SNESUP, imposent l’abrogation de la loi LRU (loi d’autonomie des universités), appellent une négociation globale entre le gouvernement et tous les acteurs”, estime le syndicat.

Le SNESUP “appelle ses sections syndicales à réunir des assemblées générales de personnels pour prendre des décisions d’actions, de grèves, dans l’unité des personnels (enseignants, chercheurs, BIATOS) et des étudiants à partir du 16 novembre”.

Le syndicat considère que l’initiative de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse de recevoir jeudi les présidents d’universités et “les seules organisations étudiantes”, “relève d’une provocation supplémentaire”. AP

Article de AP du Nouvel Observateur.


JOURNEE NATIONALE DE l’éducation DES FILLES : Me Wade incite les Collectivités locales à financer le genre

November 12, 2007

 

 Le Chef de l’Etat interpelle les Collectivités locales pour une plus grande présence des filles à l’école. Il les exhorte à inscrire des lignes de crédits dans leurs budgets pour financer le genre dans l’éducation. C’était hier, dans un message lu lors de la célébration de la journée nationale de l’éducation des filles organisée par le Forum des éducatrices africaines (Fawe).

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade exhorte les Collectivités locales à inscrire une ligne de crédits dans leurs budgets pour le financement du genre dans l’éducation. Le chef de l’Etat a fait cette proposition dans un message lu à l’occasion de la journée nationale de l’éducation des filles célébrée hier à Dakar. Pour lui, cette méthode de financement doit se faire de manière « précise et irrévocable ».

Présidée par le ministre de l’Education, le Pr. Moustapha Sourang, la cérémonie était pilotée par le Forum des éducatrices africaines (Fawe). Elle a eu comme thème : « mobilisons-nous pour une prise en charge effective du genre dans les budgets et politiques de l’éducation ».

Le président de la République s’est félicité de la mobilisation pour l’atteinte des objectifs de l’Education des filles. Dans son message, il affirme partager la stratégie d’une forte implication des populations pour une plus grande présence des filles à l’école. Me Wade a également invité les partenaires au développement qui accompagnent le secteur de l’éducation, à soutenir la politique de budgétisation du genre.

La journée de l’éducation des filles est célébrée chaque année le 11 novembre suite à un décret du président de la République. Pour Me Wade, l’éducation des filles est « un des axes fondamentaux de la politique éducative du Sénégal, en ce qu’elle permet de relever les défis des disparités de genre et l’autonomie des femmes ».

Il a souligné qu’au Sénégal, les pouvoirs publics ont acquis la conviction que l’éducation des femmes et des jeunes filles est un des meilleurs investissements dans l’avenir. « C’est en éduquant les mères et en promouvant de manière générale la condition féminine que nos sociétés ont le plus de chances de voir leurs efforts aboutir », défend-t-il.

Assurer l’égalité

Le président a rappelé que la conférence mondiale sur les femmes à Beijing avait déjà posé les jalons à travers les objectifs que sont : assurer l’égalité d’accès des femmes à l’éducation, améliorer l’accès des femmes à la formation professionnelle, à l’enseignement scientifique et technologique et à la formation permanente.

Et Me Wade de rappeler que le Sénégal consacre 40 % de son budget à l’éducation. Ce qui permet, selon lui, « la mise en œuvre de toutes les stratégies en vue de réaliser ces objectifs ».

Il a également noté que « la parité dans l’enseignement élémentaire est aujourd’hui une réalité tangible » grâce aux efforts consentis par son gouvernement. Toutefois, a-t-il déploré, « il est aussi vrai que des écarts persistent encore entre le nombre de filles et de garçons aux niveaux de l’enseignement moyen et secondaire et du supérieur, avant de rassurer que « nul ne doute que ce gap sera progressivement résorbé, car votre détermination autorise tous ces espoirs ».

La présidente du Fawe, Mme Mame Bousso Samb a, de son côté, signalé que beaucoup d’efforts ont été faits pour l’éducation des filles au Sénégal. Mais, a-t-elle précisé : « nous pensons que par rapport aux objectifs de l’éducation pour tous en 2015, il reste toujours des gaps à combler comme la faible présence des filles dans l’enseignement supérieur.

Pour résorber ce retard, propose-t-elle, « il faut faire en sorte que tous les partenaires, à côté du département de l’éducation, puissent se mobiliser et tenir compte du genre dans leurs budgets respectifs, leurs textes ». La présidente a insisté sur la nécessité d’une grande participation de tous les acteurs. Elle a affirmé que la résolution qui va sanctionner la fin de leurs travaux sera présentée aux partenaires de son organisation pour des plaidoyers à l’échelle internationale.

Moustapha Sourang, Ministre de l’Education : « Une femme éduquée est un gain important »

« Une femme éduquée, éduque son environnement. C’est un gain énorme en termes sanitaires, de conseils, etc. », a déclaré le ministre de l’Education, Moustapha Sourang, lors de la célébration de la journée nationale de l’éducation des filles. Pour le chef du département de l’éducation, « la proximité de la femme et de son fils est capitale ».

Le ministre a souligné que l’évolution des effectifs dans le primaire montre que ce sont les filles qui ont été les principales bénéficiaires de l’effort de recrutement consenti par le système éducatif sénégalais durant ces six dernières années. Leur proportion dans leurs effectifs est passée de 46 % en 2000 à 49,9 % en 2006, soit une progression de 3,2 points de pourcentage. Dans le moyen, les effectifs sont passés de 39,7 en 2000 à 43,6 % en 2006 et dans le secondaire, de 38,0 en 2000. En 2000 39,8 % en 2006. Pour arriver là, des efforts non négligeables ont été faits, selon le ministre.

Cependant, le Pr. Sourang estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour une participation active de la communauté en vue de réaliser la parité en 2010. C’est pourquoi, le ministre prône la sensibilisation contre les mariages précoces des filles et leur engagement dans les travaux domestiques. « Il faut expliquer aux parents que leur intérêt est de laisser leurs enfants étudier », indique-t-il, ajoutant que « l’expérience a montré que les filles sont beaucoup plus concentrées dans leurs études ». « Quand les filles sont en condition d’étudier, elles réalisent les meilleurs résultats que les garçons », a dit le ministre qui promet un environnement scolaire beaucoup plus sécurisé pour les filles S’agissant du thème de la journée, il a fait savoir l’Etat a opté pour une prise en charge effective du genre dans les budgets et politiques de l’éducation ».

BABACAR DIONE


Non à la dictature des glandeurs!

November 12, 2007

Non à la dictature des glandeurs!

Nos efforts portent leurs fruits et malgré la très grande place accordée par les médias aux soit disant étudiants qui bafouent notre liberté d’étudier, quelques uns suivent notre action. Voici un article intéressant qui montrent que les étudiants sont massivement hostiles aux blocages par quelques excités d’extrême gauche aux méthodes antidémocratiques

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

RÉUNION au sommet ce week-end à Rennes. Venus de partout en France, des représentants des collectifs et des organisations étudiantes impliqués contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités se retrouvent aujourd’hui au sein d’une coordination nationale étudiante pour organiser les suites de la contestation.

Les étudiants mo­bilisés espèrent profiter de l’agitation sociale à venir cette semaine, pour amplifier le mouvement qui continue à s’étendre, puisque hier 13 sites étaient bloqués et qu’une cinquantaine d’assemblées générales sont prévues dans les facs à partir de lundi, selon les syndicats. Leurs projets pourraient être contrariés par les opposants aux blocages des locaux. Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a condamné hier les grèves, appelant une nouvelle fois « au dialogue », plusieurs présidents d’université ont exhorté les étudiants à « lever les blocages ». Les étudiants antibloqueurs, eux aussi, se mobilisent. L’UNI, syndicat classé à droite, et l’association PDE (Promotion et défense des étudiants) se sont tous deux une nouvelle fois opposés au blocage.

Dans une dizaine de facs au moins, une résistance aux barrages s’organise. Rodés par les précédentes mobilisations étudiantes, au premier rang desquelles les grèves contre le CPE, les opposants au blocage ont eux aussi fini par acquérir une expérience des conflits. Et se sont mobilisés presque aussi rapidement que les bloqueurs eux-mêmes. « Les étudiants de troisième ou quatrième année ont déjà connu des blocages, ils savent que ce n’est pas anodin et qu’il faut réagir . Ils commencent à comprendre comment s’organiser , précise Olivier Vial, président de l’UNI. Ils ont pris l’initiative d’aider les plus jeunes à s’opposer. » Les antiblocages écrivent aux présidents d’universités, saisissent les tribunaux administratifs, participent aux AG pour voter contre la grève. Ils tentent de répondre à des méthodes qu’ils ont de plus en plus de mal à supporter.

« Les partisans de la grève changent l’horaire des AG ou les font volontairement traîner des heures pour que les opposants se lassent et ne restent pas ­jusqu’au vote , se plaint Timothé, étu­diant en première année de bi-licence histoire/science politique à Tolbiac. Pour éviter de perdre notre temps, l’un d’entre nous reste et prévient les autres au moment du vote. » Étudiant en deuxième année de LEA à Rennes II, Pierre a organisé avec quelques camarades une réunion dès le lendemain du premier vote de grève : « On a prévenu tout le monde et on s’est réuni à 500 pour tenter d’empêcher le barrage des portes. » À force d’obstination, ils ont réussi à convaincre les étudiants d’organiser un vote à bulletin secret. « Sinon, les décomptes des mains levées c’est le grand n’importe quoi » , déplore Pierre.

« La dictature des glandeurs »

Récemment constitués sur le site Internet très en vogue Facebook, plusieurs groupes d’étudiants se tiennent aussi au courant des évolutions du mouvement et réfléchissent ensemble à la marche à suivre. Ils étaient hier plus de 700 inscrits à se concerter pour s’organiser contre les blocages sur un site principal.

Sans compter des « sous-groupes » de centaines d’autres étudiants répartis université par université qui se donnent des conseils et déversent aussi leur fiel comme Olivier Alzonda, étudiant à Nan­terre : « Il y en a marre d’être pris en otage. Quand ça n’est pas une grève des transports, c’est un groupuscule d’étudiants qui exagèrent tout et paralysent les autres. C’est la dictature des glandeurs et des peureux. » Au-delà de la loi, les antiblocages sont surtout soucieux d’empêcher l’arrêt des cours que les barrages entraînent. « Plus que le fond, c’est la forme qui me dérange », explique Timothé.

Entre les deux camps, les rapports sont parfois tendus. « Ils s’agressent verbalement et sont prêts à en venir aux mains » , constate Pierre. Selon l’UNI, des violences physiques entre blogueurs et antiblogueurs auraient aussi éclaté dans quelques universités.