JOURNEE NATIONALE DE l’éducation DES FILLES : Me Wade incite les Collectivités locales à financer le genre

November 12, 2007

 

 Le Chef de l’Etat interpelle les Collectivités locales pour une plus grande présence des filles à l’école. Il les exhorte à inscrire des lignes de crédits dans leurs budgets pour financer le genre dans l’éducation. C’était hier, dans un message lu lors de la célébration de la journée nationale de l’éducation des filles organisée par le Forum des éducatrices africaines (Fawe).

Le président de la République, Me Abdoulaye Wade exhorte les Collectivités locales à inscrire une ligne de crédits dans leurs budgets pour le financement du genre dans l’éducation. Le chef de l’Etat a fait cette proposition dans un message lu à l’occasion de la journée nationale de l’éducation des filles célébrée hier à Dakar. Pour lui, cette méthode de financement doit se faire de manière « précise et irrévocable ».

Présidée par le ministre de l’Education, le Pr. Moustapha Sourang, la cérémonie était pilotée par le Forum des éducatrices africaines (Fawe). Elle a eu comme thème : « mobilisons-nous pour une prise en charge effective du genre dans les budgets et politiques de l’éducation ».

Le président de la République s’est félicité de la mobilisation pour l’atteinte des objectifs de l’Education des filles. Dans son message, il affirme partager la stratégie d’une forte implication des populations pour une plus grande présence des filles à l’école. Me Wade a également invité les partenaires au développement qui accompagnent le secteur de l’éducation, à soutenir la politique de budgétisation du genre.

La journée de l’éducation des filles est célébrée chaque année le 11 novembre suite à un décret du président de la République. Pour Me Wade, l’éducation des filles est « un des axes fondamentaux de la politique éducative du Sénégal, en ce qu’elle permet de relever les défis des disparités de genre et l’autonomie des femmes ».

Il a souligné qu’au Sénégal, les pouvoirs publics ont acquis la conviction que l’éducation des femmes et des jeunes filles est un des meilleurs investissements dans l’avenir. « C’est en éduquant les mères et en promouvant de manière générale la condition féminine que nos sociétés ont le plus de chances de voir leurs efforts aboutir », défend-t-il.

Assurer l’égalité

Le président a rappelé que la conférence mondiale sur les femmes à Beijing avait déjà posé les jalons à travers les objectifs que sont : assurer l’égalité d’accès des femmes à l’éducation, améliorer l’accès des femmes à la formation professionnelle, à l’enseignement scientifique et technologique et à la formation permanente.

Et Me Wade de rappeler que le Sénégal consacre 40 % de son budget à l’éducation. Ce qui permet, selon lui, « la mise en œuvre de toutes les stratégies en vue de réaliser ces objectifs ».

Il a également noté que « la parité dans l’enseignement élémentaire est aujourd’hui une réalité tangible » grâce aux efforts consentis par son gouvernement. Toutefois, a-t-il déploré, « il est aussi vrai que des écarts persistent encore entre le nombre de filles et de garçons aux niveaux de l’enseignement moyen et secondaire et du supérieur, avant de rassurer que « nul ne doute que ce gap sera progressivement résorbé, car votre détermination autorise tous ces espoirs ».

La présidente du Fawe, Mme Mame Bousso Samb a, de son côté, signalé que beaucoup d’efforts ont été faits pour l’éducation des filles au Sénégal. Mais, a-t-elle précisé : « nous pensons que par rapport aux objectifs de l’éducation pour tous en 2015, il reste toujours des gaps à combler comme la faible présence des filles dans l’enseignement supérieur.

Pour résorber ce retard, propose-t-elle, « il faut faire en sorte que tous les partenaires, à côté du département de l’éducation, puissent se mobiliser et tenir compte du genre dans leurs budgets respectifs, leurs textes ». La présidente a insisté sur la nécessité d’une grande participation de tous les acteurs. Elle a affirmé que la résolution qui va sanctionner la fin de leurs travaux sera présentée aux partenaires de son organisation pour des plaidoyers à l’échelle internationale.

Moustapha Sourang, Ministre de l’Education : « Une femme éduquée est un gain important »

« Une femme éduquée, éduque son environnement. C’est un gain énorme en termes sanitaires, de conseils, etc. », a déclaré le ministre de l’Education, Moustapha Sourang, lors de la célébration de la journée nationale de l’éducation des filles. Pour le chef du département de l’éducation, « la proximité de la femme et de son fils est capitale ».

Le ministre a souligné que l’évolution des effectifs dans le primaire montre que ce sont les filles qui ont été les principales bénéficiaires de l’effort de recrutement consenti par le système éducatif sénégalais durant ces six dernières années. Leur proportion dans leurs effectifs est passée de 46 % en 2000 à 49,9 % en 2006, soit une progression de 3,2 points de pourcentage. Dans le moyen, les effectifs sont passés de 39,7 en 2000 à 43,6 % en 2006 et dans le secondaire, de 38,0 en 2000. En 2000 39,8 % en 2006. Pour arriver là, des efforts non négligeables ont été faits, selon le ministre.

Cependant, le Pr. Sourang estime qu’il reste encore beaucoup à faire pour une participation active de la communauté en vue de réaliser la parité en 2010. C’est pourquoi, le ministre prône la sensibilisation contre les mariages précoces des filles et leur engagement dans les travaux domestiques. « Il faut expliquer aux parents que leur intérêt est de laisser leurs enfants étudier », indique-t-il, ajoutant que « l’expérience a montré que les filles sont beaucoup plus concentrées dans leurs études ». « Quand les filles sont en condition d’étudier, elles réalisent les meilleurs résultats que les garçons », a dit le ministre qui promet un environnement scolaire beaucoup plus sécurisé pour les filles S’agissant du thème de la journée, il a fait savoir l’Etat a opté pour une prise en charge effective du genre dans les budgets et politiques de l’éducation ».

BABACAR DIONE


Non à la dictature des glandeurs!

November 12, 2007

Non à la dictature des glandeurs!

Nos efforts portent leurs fruits et malgré la très grande place accordée par les médias aux soit disant étudiants qui bafouent notre liberté d’étudier, quelques uns suivent notre action. Voici un article intéressant qui montrent que les étudiants sont massivement hostiles aux blocages par quelques excités d’extrême gauche aux méthodes antidémocratiques

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

Alors qu’une coordination d’étudiants grévistes venue de toute la France se réunit à Rennes, les antibloqueurs se mobilisent. Presque aussi vite que les grévistes.

RÉUNION au sommet ce week-end à Rennes. Venus de partout en France, des représentants des collectifs et des organisations étudiantes impliqués contre la loi Pécresse sur l’autonomie des universités se retrouvent aujourd’hui au sein d’une coordination nationale étudiante pour organiser les suites de la contestation.

Les étudiants mo­bilisés espèrent profiter de l’agitation sociale à venir cette semaine, pour amplifier le mouvement qui continue à s’étendre, puisque hier 13 sites étaient bloqués et qu’une cinquantaine d’assemblées générales sont prévues dans les facs à partir de lundi, selon les syndicats. Leurs projets pourraient être contrariés par les opposants aux blocages des locaux. Alors que la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse a condamné hier les grèves, appelant une nouvelle fois « au dialogue », plusieurs présidents d’université ont exhorté les étudiants à « lever les blocages ». Les étudiants antibloqueurs, eux aussi, se mobilisent. L’UNI, syndicat classé à droite, et l’association PDE (Promotion et défense des étudiants) se sont tous deux une nouvelle fois opposés au blocage.

Dans une dizaine de facs au moins, une résistance aux barrages s’organise. Rodés par les précédentes mobilisations étudiantes, au premier rang desquelles les grèves contre le CPE, les opposants au blocage ont eux aussi fini par acquérir une expérience des conflits. Et se sont mobilisés presque aussi rapidement que les bloqueurs eux-mêmes. « Les étudiants de troisième ou quatrième année ont déjà connu des blocages, ils savent que ce n’est pas anodin et qu’il faut réagir . Ils commencent à comprendre comment s’organiser , précise Olivier Vial, président de l’UNI. Ils ont pris l’initiative d’aider les plus jeunes à s’opposer. » Les antiblocages écrivent aux présidents d’universités, saisissent les tribunaux administratifs, participent aux AG pour voter contre la grève. Ils tentent de répondre à des méthodes qu’ils ont de plus en plus de mal à supporter.

« Les partisans de la grève changent l’horaire des AG ou les font volontairement traîner des heures pour que les opposants se lassent et ne restent pas ­jusqu’au vote , se plaint Timothé, étu­diant en première année de bi-licence histoire/science politique à Tolbiac. Pour éviter de perdre notre temps, l’un d’entre nous reste et prévient les autres au moment du vote. » Étudiant en deuxième année de LEA à Rennes II, Pierre a organisé avec quelques camarades une réunion dès le lendemain du premier vote de grève : « On a prévenu tout le monde et on s’est réuni à 500 pour tenter d’empêcher le barrage des portes. » À force d’obstination, ils ont réussi à convaincre les étudiants d’organiser un vote à bulletin secret. « Sinon, les décomptes des mains levées c’est le grand n’importe quoi » , déplore Pierre.

« La dictature des glandeurs »

Récemment constitués sur le site Internet très en vogue Facebook, plusieurs groupes d’étudiants se tiennent aussi au courant des évolutions du mouvement et réfléchissent ensemble à la marche à suivre. Ils étaient hier plus de 700 inscrits à se concerter pour s’organiser contre les blocages sur un site principal.

Sans compter des « sous-groupes » de centaines d’autres étudiants répartis université par université qui se donnent des conseils et déversent aussi leur fiel comme Olivier Alzonda, étudiant à Nan­terre : « Il y en a marre d’être pris en otage. Quand ça n’est pas une grève des transports, c’est un groupuscule d’étudiants qui exagèrent tout et paralysent les autres. C’est la dictature des glandeurs et des peureux. » Au-delà de la loi, les antiblocages sont surtout soucieux d’empêcher l’arrêt des cours que les barrages entraînent. « Plus que le fond, c’est la forme qui me dérange », explique Timothé.

Entre les deux camps, les rapports sont parfois tendus. « Ils s’agressent verbalement et sont prêts à en venir aux mains » , constate Pierre. Selon l’UNI, des violences physiques entre blogueurs et antiblogueurs auraient aussi éclaté dans quelques universités.


Xavier Darcos veut “diviser par trois l’échec scolaire lourd”

November 12, 2007

 Xavier Darcos

Dans un “document d’orientation” remis le vendredi 9 novembre aux syndicats, Xavier Darcos expose pour la première fois de manière détaillée ses “propositions” pour une réforme du primaire. Le ministre de l’éducation fixe un objectif ambitieux : “Diviser par trois, d’ici à la fin de cette mandature, le nombre d’élèves en situation d’échec lourd”, actuellement estimé à 15 % dans un rapport rendu fin août par le Haut Conseil de l’éducation.

 

Les moyens de parvenir à cet objectif, sur lesquels “la discussion reste ouverte, même si les principes sont tracés”, a déclaré M. Darcos au Monde, sont déclinés dans ce document. Parmi les éléments les plus saillants et qui n’avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l’évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d’une “liberté pédagogique” solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes.

Ne croyant pas aux vertus du redoublement, M. Darcos annonce aussi sa volonté d’en “faire diminuer significativement le taux” à l’école primaire : de 18 % aujourd’hui, la proportion d’élèves ayant redoublé au moins une fois devrait devenir “inférieure à 10 %”. Le document souligne d’autre part qu’il faut “distinguer plus clairement” les temps scolaires consacrés à la transmission des savoirs et ceux voués à l’accompagnement éducatif. Les nombreuses “sollicitations” que reçoit l’école, est-il écrit, “empiètent par trop sur le temps qui doit être consacré aux apprentissages fondamentaux”.

“PETITS GROUPES”

Interrogé, M. Darcos précise qu’il n’entend pas proscrire les sorties scolaires ou les classes vertes et qu’il faut “laisser respirer les écoles”, mais réaffirme son souci des “résultats”. Autre point crucial : la révision des programmes dans le sens d’une “clarification” de leurs objectifs se fera de sorte qu’ils respecteront “un cahier des charges précis”. Ils “fixeront les contenus à enseigner pour chaque année scolaire, dans le cadre des cycles” (la scolarité primaire est divisée depuis 1989 en trois cycles d’apprentissages, englobant chacun plusieurs classes), qui ne devraient donc pas être remis en cause.

En revanche, “la répartition des enseignements se fera à partir de blocs horaires qui donneront une priorité absolue à l’apprentissage de la langue française”. La règle est aujourd’hui une “fourchette” de 5 à 7 heures par semaine consacrées spécifiquement au français. Le document ne fixe pas de chiffre pour l’avenir, mais M. Darcos admet qu’il “rêve” d’instaurer 8 heures hebdomadaires de français.

Ce projet reprend le principe affirmé dès l’annonce, fin août, de la suppression de l’école du samedi matin : les deux heures libérées sur l’emploi du temps des élèves seront consacrées aux 15 % d’entre eux le plus en difficulté. Ce temps “restera inclus dans les horaires de service” des enseignants qui, avec l’accord des familles, accueilleront ces élèves “par petits groupes, en dehors des horaires de classe collective”. Précisant qu’il ne s’agira “en aucun cas” d’un examen d’entrée en 6e, le texte confirme qu’un “stage de remise à niveau entre la fin du CM1 et le commencement de la scolarité au collège” sera proposé aux élèves en difficulté dans la maîtrise du langage. A l’objection, émise par les syndicats, selon laquelle les élèves en échec sont peu nombreux dans certaines écoles et majoritaires dans d’autres, le ministre oppose sa détermination à “surinvestir” là où les difficultés sont les plus grandes. Le document précise que dans ces écoles le principe “plus de maîtres que de classes”, revendication traditionnelle du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire, “pourra être retenu” et que la relation avec les familles y sera “renforcée”. M. Darcos a indiqué au Monde que les réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) seront maintenus et “stabilisés”, au terme d’un travail “au petit point”, consistant à renforcer leurs liens avec les écoles. Enfin, sur la maternelle, le document insiste sur la nécessité de renforcer la formation spécifique, initiale et continue, des enseignants.

Le ministre de l’éducation réaffirme que ses propositions restent à peaufiner avec ses partenaires et qu’il n’a pas de “circulaire écrite d’avance”. Il a d’ailleurs signé, le jeudi 8, un “protocole de discussion” avec le SNUipp-FSU et le SGEN-CFDT. Un troisième syndicat, le SE-UNSA, a fait connaître son accord et doit formaliser lundi 12 novembre sa signature. Fixant le cadre de la discussion, ce texte ne vaut pas approbation du contenu du document d’orientation, insiste M. Darcos. Le ministre n’est cependant pas fâché d’avoir obtenu, à 10 jours d’une grève nationale, le paraphe de trois syndicats. La finalisation des mesures, dont “on verra”, dit-il, si elles sont “approuvées ou non”, est prévue pour janvier.

 

Luc Cédelle Du Monde


Xavier Darcos veut donner “une priorité absolue” à l’enseignement du français

November 12, 2007

 

PARIS (AFP) — Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, se fixe pour objectif de “diviser par trois l’échec scolaire lourd”, moyennant notamment “une priorité absolue” donnée à l’enseignement du français.

Dans un “document d’orientation” remis vendredi aux syndicats et dont Le Monde a publié des extraits samedi, le ministre trace les grandes lignes de sa réforme du primaire.

Il fixe comme objectif de “diviser par trois”, d’ici la fin de la mandature, “le nombre d’élèves en situation d’échec lourd”.

Renforcement de l’évaluation (élèves, écoles, enseignants), diminution du taux de redoublement (de 18% aujourd’hui à une proportion “inférieure à 10%”), meilleure “distinction” entre transmission des savoirs et activités d’accompagnement, avec le souci de réduire les “sollicitations” qui “empiètent par trop sur le temps qui doit être consacré aux savoirs fondamentaux”: le document ouvre un ensemble de pistes qui concernent également les programmes.

A cet égard, “la répartition des enseignements se fera à partir de blocs horaires qui donneront une priorité absolue à l’apprentissage de la langue française”, assure le texte.

Le ministère a fait valoir que le document n’était pas le plan définitif et n’avait pas été encore communiqué à l’ensemble des syndicats pour justifier son refus de le communiquer à l’AFP.

Source: AFP


PORTRAIT – Une passionnée d’enseignement

November 12, 2007

Née à Clermont-Ferrand, Agnes Tegyey enseigne le français au lycée Vörösmarty. Depuis 14 ans elle se consacre aux enfants tout en cultivant son amour pour sa famille et pour la France.
Agnes Tegyey (photo LPJ)

” On peut dire que dès ma naissance j’étais destinée à enseigner le français. Je suis née en France dans une famille bilingue mais jusqu’à 4 ans je ne parlais bien aucune des deux langues. Ma mère qui a dû se séparer de moi, m’a envoyée chez ma grand-mère à Budapest, j’y ai appris le hongrois à l’école maternelle. Six mois plus tard, je revins à Orléans et ne retournai en Hongrie qu’âgée de 9 ans, après le divorce de mes parents.
Pour maintenir ses liens étroits avec la France, Agnes rend fréquemment visite à ses soeurs restées avec leur père. Depuis qu’elle a quitté son pays natal, grâce à elles et à ses propres efforts, le contact est maintenu. Elle est toujours au fait de l’actualité française, société, politique ou encore arts contemporains. Elle adore la littérature francophone. “Oui, je lis toujours en français, beaucoup de romans, mais également des pièces de théâtre. Une de mes soeurs est metteur en scène et moi aussi je raffole de théâtre et en suis toute l’actualité. Etre à l’écoute n’est pas une obligation pour moi, c’est tout naturel. “

Contre vents et marées
L’intérêt que je porte aux élèves exige autant de motivation. Mais être aussi motivé qu’en début de carrière demande parfois un effort, surtout avec les conditions pénibles d’exercice du métier en Hongrie. “Toutefois, j’ai toujours voulu m’occuper des enfants. J’ai d’abord travaillé dans un foyer puis au Lycée. Mais oui, aujourd’hui les professeurs souffrent. Je souffre parfois de mon salaire insuffisant et du fait que les enfants soient plus difficiles à tenir qu’auparavant, mais malgré tout j’adore enseigner.” Pour affronter ces nouveaux défis, elle ne redoute rien : “Comme la nouveauté ne me fait pas peur, peut-être qu’un jour je me retrouverai jardinière”. “Il faut savoir s’aérer l’esprit ” dit-elle en partant d’un grand rire…
Expatriée et professeur de langue, elle voit clairement les différences entre la Hongrie et la France. ” Personnellement je ne connais pas très bien les expatriés, mais je peux imaginer leur situation. D’après ceux que j’ai rencontrés, je pense qu’ils ont une certaine difficulté à s’intégrer. Même s’il y a naturellement d’heureuses exceptions.” Si on a l’occasion de parler une langue étrangère, il ne faut pas hésiter à le faire. En Hongrie, l’enseignement des langues étrangères n’est pas très bon. Il n’est d’ailleurs pas sûr que même les étudiants se rendent toujours compte que la pratique d’une langue multiplie leurs chances sur le marché du travail et favorise aussi l’épanouissement personnel. “L’anglais et le français sont très importants. Les étudiants sont moins motivés aujourd’hui qu’auparavant. Mais ce sont souvent des raisons sociales ou matérielles qui en sont la cause.”

G. PETROVITS (www.lepetitjournal.com – Budapest) lundi 12 novembre 2007


Bac 2007, c’est parti !

November 12, 2007

2 740 Calédoniens s’attaquent aux épreuves du baccalauréat dès ce matin en commençant, comme le veut la tradition, par la philosophie. Pendant que les jeunes candidats noirciront leur copie et leurs doigts, les parents se rongeront les ongles. Car le bac se passe en famille.

Si certains candidats stressent, les parents, eux, ne le montrent pas. Est-ce l’effet des 73 % de réussite franchis l’an dernier ou peut-être ne veulent-ils tout simplement pas l’avouer ?
« C’est un bon élève, assure la mère d’un candidat aux séries économiques et sociales. Du coup, je ne préfère pas commencer à m’angoisser, sinon je vais lui transmettre ! » Karinka, élève de terminale littéraire avoue ressentir le poids de la pression familiale : « Je suis la première du côté de la famille de ma mère à passer le bac ! » Son père, lui, est déjà fier de sa très bonne élève de fille : « Elle n’a jamais redoublé et je pense qu’il n’y aura pas de problème. Pas de stress. Disons de l’inquiétude… on ne sait jamais ! »

L’angoisse augmente en fonction des objectifs

Alors, pour que leurs futurs bacheliers gagnent en sérénité, certains parents leur ont laissé l’entière possession du domicile familial une partie du week-end. D’autres ont préparé de bons petits plats, veillé à ce qu’ils se couchent un peu plus tôt. À chacun sa méthode et sa patte de lapin : « On l’encouragera pendant quatre jours par la pensée et on ne parlera pas des épreuves avant la fin, comme notre fille nous l’a demandé », assure François, père d’une candidate aux séries scientifiques. « L’enjeu pour elle, c’est d’avoir de bons résultats par rapport aux études qu’elle veut faire car il y a une sélection sur dossier. Franchement que notre fille n’ait pas son bac ce serait une surprise ! »

« Ce sont les autres qui perturbent ! »

L’angoisse augmente donc en fonction des objectifs et du vécu de chacun. Thomas, sportif de haut niveau, a manqué trois semaines de cours en raison de sa participation aux Jeux d’Apia ainsi qu’à une compétition nationale. Sa mère Maryvonne et son mari souhaitent surtout qu’il décroche le fameux sésame : « On a prévu une solution de rechange au cas où. Il partira en France refaire une terminale en janvier, détaille la mère de famille. Mais c’est vrai qu’il y a tellement de choses autour de ce fichu bac ! Par rapport à ses camarades, aux gens qu’on connaît. En fait, ce sont les autres qui perturbent ! », plaisante Maryvonne. Mais ni Thomas et sa maman, ni les autres familles ne l’oublient. Après tout, le bac n’est qu’un diplôme qui ne perd pas de sa valeur s’il est obtenu au rattrapage ou bien lors d’une seconde terminale. Bacheliers à vos stylos !

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Le bac, session 2007

Sur les 2 740 candidats inscrits en Calédonie mais aussi à Port-Vila au Vanuatu et à Mata-Utu (Wallis), 1 063 passeront les épreuves du bac général et 925 celles du bac technologique cette semaine. Les 752 prétendants au bac professionnel disposent encore d’une petite semaine pour réviser. Ils se lanceront lundi prochain en débutant par les épreuves pratiques et orales.
Le retour des copies corrigées à Orléans-Tours pour le bac général et à Limoges pour le bac technologique, et donc les résultats sont attendus au plus tôt le 7 décembre, au plus tard le 10 décembre. Comme l’an dernier, les futurs bacheliers peuvent recevoir gratuitement leurs résultats (partiels) par SMS en s’inscrivant sur le site du vice-rectorat avant le 30 novembre, 16 heures. L’ensemble des notes sera également lisible sur ce même site : http://www.ac-noumea.nc/sms/

Article par Catherine Léhé


Madame Pécresse, allez vous nous abandonner ou faire preuve de courage?

November 12, 2007

Nous publions ce témoignage à la suite d’un mail qui nous a été envoyé. Faites nous vivre ce qui se passe dans vos universités et envoyez nous vous aussi vos témoignages, nous les publierons.

Voici quelques extraits d’une lettre d’une étudiante à Valérie Pécresse qui illustre le désarroi de ces centaines de milliers d’étudiants bloqués par quelques dizaines de bloqueurs/casseurs, rarement étudiants mais toujours engagés dans des partis. Illustration vibrante aussi de l’espoir que nous avons tous que, pour une fois, madame Pécresse vous ne cédiez pas à la rue mais fassiez enfin les réformes nécessaires pour le bien des universités. Ne nous décevez pas, ne nous abandonnez pas!

Madame la ministre,

Étudiante en bi-licence histoire sciences politiques à l’université Paris 1, sur le site de Tolbiac, je fais partie des étudiants désespérés par les blocages. [..] Depuis le début de l’année scolaire, les étudiants se voient sans cesse distribuer des tracts pour des Assemblées Générales. Je suis allée à plusieurs, pour m’informer de la situation. Vers la mi-octobre, ces AG se sont faites plus nombreuses, se déroulant toujours de la même façon : quelques élèves, dans un amphi, rappellent le vote de la loi dite d’autonomie des universités et embrayent dessus, chacun pouvant en théorie intervenir librement, avec un temps de parole d’environ trois minutes. Mais en réalité, ce sont, bien évidemment, toujours les mêmes qui parlent, des « leaders » des mouvements actuels. [..] La très grande majorité des étudiants d’histoire a souhaité avoir cours, mais le vote, non démocratique, et à main levée, incluant des éléments extérieurs qui plus est, en a décidé autrement. Après s’être battu pour avoir cours, sans pour autant parvenir à pouvoir s’exprimer au micro, nous avons dû nous résigner. La plupart d’entre nous ont abandonné. Quand on a 12 cours d’une heure chacun, au cours du semestre, la perte d’un cours est déjà énorme. Si ce n’était que ça…
Dans la semaine, les étudiants ont voté le principe de grève. Nous avions cours à l’heure à laquelle l’AG devait se dérouler, mais nous nous sommes partagés le travail : pendant que certains d’entre nous assistaient au cours et prenaient des notes, d’autres surveillaient le déroulement de l’AG. Ces élèves sont venus nous prévenir au moment du vote. J’ai alors enjoint mes camarades, après avoir demandé l’accord de notre professeur, à s’unir à nous, pour y prendre part, et tenter de défendre notre droit à l’éducation, qui est un des droits fondamentaux, notamment inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 26). Nous nous sommes déplacés en masse vers l’AG. J’ai néanmoins pris la parole, puisqu’ils en avaient assez que nous perturbions leur ordre du jour par nos revendications et, pour une rare fois, quelqu’un « de l’opposition » a pu s’exprimer.

[..]Il est difficile à croire que des étudiants grévistes puissent simplement se contenter de bloquer, en empêchant les autres de travailler. Aux AG, les élèves osant prendre la parole ne le font même pas pour défendre leurs convictions politiques, il s’agit seulement de personnes contre le principe de blocage. Le seul fait de s’y opposer entraîne une réputation de fasciste, quelque que soit la tendance politique à laquelle on appartienne. J’ai vu une fille de ma promotion le faire à une AG précédente, elle a été très courageuse, et s’est faite huer. Mais je me suis dit que si personne ne réagit, la grève serait votée. Je me suis donc lancée dans la promotion de nos droits juste avant le vote. Même si celui-ci, à main levée, était anti-démocratique au possible. [..] Les étudiants grévistes bloquent tous les jours l’accès, quant ce n’est pas l’université qui ferme administrativement pour prévenir des dégâts, dégâts matériels qui ont eu lieu lundi dernier avec le découpage de plusieurs portes à la scie sauteuse. Je constate simplement que cette attitude de non respect du matériel ne fait que décrédibiliser leur mouvement.Enfin, une autre évidence s’impose d’elle-même : le blocage et la grève étudiante sont totalement illégaux. Le droit de grève est certes inscrit dans le préambule de la Constitution, mais les étudiants, n’ayant pas d’employeurs, ne doivent pas pouvoir se mettre en grève. Par ailleurs, ce droit entre en conflit avec le principe constitutionnel de la liberté de travail. L’éducation est un droit fondamental, inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (article 26), et donc reprise dans la Constitution française. Le Code de l’éducation est très clair à ce sujet. Si « les usagers du service public de l’enseignement supérieur [...] disposent de la liberté d’information et d’expression à l’égard des problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels, ils exercent cette liberté à titre individuel et collectif » à condition que cela ne porte « pas atteinte aux activités d’enseignement et de recherche » et que cela ne « trouble pas l’ordre public » (Code de l’éducation, Article L. 811-1). Or c’est précisément ce qui se passe.

.À Tolbiac, nous n’avons pas pu avoir cours depuis le mardi 30 octobre, et nous ne pourrons probablement pas avoir cours jusqu’à mardi prochain (13 novembre) au moins, date de la prochaine AG. Comme celle-ci tombe le même jour que la grève des transports, inutile de dire qu’il y a de fortes (mal)chances que la grève avec piquets soit reconduite

J’attire votre attention, madame la ministre, sur une actualité que vous ne connaissez malheureusement que trop bien. Je suis de très près les événements actuels, tout en essayant de concilier un travail personnel difficile, la bibliothèque universitaire étant également fermée. Comme vous l’avez fait remarquer dans les médias, ce sont les étudiants qui pâtissent de cette situation, et nombre d’entre nous n’aurons pas leur semestre, voire leur première année, à cause de cela. La solution, je ne l’ai pas, comment négocier avec des personnes qui n’acceptent aucun compromis ? Il est cependant inacceptable qu’une minorité puisse paralyser complètement, et de surcroît de manière illégale (sic !), la vie de notre université.

En espérant votre rapide intervention, qui permettrait un rapide retour à un rythme de cours normal, ainsi que le rattrapage, dans des conditions décentes, du retard causé par la durée de l’occupation de notre université, je vous présente, madame, l’expression de mes sentiments respectueux,

Camille Bourély